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 LES EXPRESSIONS DU VELO
















Par Michel DOUILLY

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Le vélo c'est un peu comme la gastronomie, il y a ceux qui aiment manger peu mais bon et élaboré. D'autres préfèrent la quantité à la qualité, genre fast-food. Certains boivent du soda à table sans un regard pour les amateurs de grands crûs qui les foudroient d' un œil impitoyable.


Tout ce petit monde se nourrit mais tous ne vivent pas la chose de la même manière.


Après 55 ans passés dans les pelotons, à tous les niveaux, j'ai acquis, comme bon nombre d’entre-vous, une expérience qui s'est fortifiée au fur et à mesure que mes jambes faiblissaient.


Alors, comme beaucoup de choses m'exaspèrent (normal à mon âge on est moins tolérant),  et que j'aime bien râler , j'ai décidé de faire ce petit VOCABULAIRE DU VELO POUR LES NULS.


Alors, ne voyez pas dans cette expression de la condescendance ou une critique éhontée.


Non, le terme NUL est destiné à tous ceux à qui on a pas expliqué ce qu'était vraiment le vélo et qui croient qu'il suffit d'appuyer sur les pédales et de baisser la tête.

Ceux qui débutent, parfois tardivement à des âges ou d'autres cessent leur carrière, à tous ceux qui viennent d'autres sports et qui n'ont pas eu la chance de passer par la case pédagogique ou de fréquenter les écoles de cyclisme (profitons au passage pour féliciter tous les éducateurs)


Le vrai NUL, LUI,  c'est celui qui n'apprendra jamais, même après de longues années de carrière  . Mais se reconnaîtra-il  ?


Alors, voilà  ! Petite animation sur ce site, qui, je l'espère, apportera à certains, des éléments positifs pour la pratique de ce sport exigeant.


Dans mes délires, je reprends des expressions que depuis 55 ans j'avoue être un peu las d'entendre.


Je relate aussi des attitudes de course qui, parfois, m'exaspèrent.


Je me fais plaisir en somme. Je me défoule.


Ben quoi...Je vais me gêner  !?


La liste n'est pas exhaustive, on rajoutera si l'inspiration vient.


Allez c'est parti, serrez-bien les courroies (seuls les anciens comprendront l'expression mais tant pis)



GARDEZ VOS LIGNES


Cri fréquemment poussé par des coureurs qui se sentent irréprochables et qui ne veulent pas prendre conscience de la mouvance d'un peloton ni de l'importance de l'abri dans le sport cycliste.


En effet, un coureur confirmé ne tend jamais à se déplacer à plus de quelques centimètres de celui qui le précède. De ce fait, en cas de ralentissement, ou de vague,  il n'a que la solution de bouger latéralement s'il veut éviter de freiner (dangereux les coups de patin).


Jamais plus de 20 à 30  centimètres le déplacement. Au delà ce serait de la maladresse ou de la malveillance.

Mais cela est souvent très mal ressenti par ses suiveurs qui, bien souvent très stressés et peu expérimentés, se déplacent brusquement sur le côté ou, PIRE, freinent brutalement en hurlant huit fois sur 10 «  GARDE TA LIGNE C....  »

Le manque de vocabulaire venant souvent s'ajouter à leur absence de pratique ou de sang-froid


A NOTER  : Un peloton, de par sa nature ne gardera jamais sa ligne. Il subira  les changements de vent dans les virages, les ralentissements en tête, et les déplacements des gars «  trop sympas  », qui tolèrent le passage des kamikazes de service qui remontent allégrement les bordures.


Et bien d'autres situations encore  ou s'exprime allégrement le «  comme ça m'arrange  »!


Si l'on reprend la définition du mot peloton on constate que c'est un synonyme d'escadron. Ce qui définit un groupe de soldat avançant de façon groupée en occupant la largeur de la route.

Cet escadron lorsqu’il est attaqué ou lorsqu'il charge lui-même se désagrège, chaque individualité essayant de sauver sa peau ou d'atteindre son objectif.


Gardons bien cela en mémoire lors de la prise de dossard car le premier risque que nous prenons c'est justement celui de mettre le dit-dossard.


Il faut l'assumer.


Bien entendu, jamais un coureur professionnel ne se risquera à ce genre de réflexion.

Ce serait comme si un rugbyman trouvait la mêlée trop brutale.


Une bonne façon d'éviter un maximum les déplacements de ceux qui nous précèdent c'est d  'éviter de surveiller la roue arrière du gars de devant en étant plutôt attentif à ceux qui roulent devant lui.


Si vous n'êtes pas expérimentés ne roulez pas non plus derrière les gars qui ont du métier.


En effet, ces derniers collent aux roues contrairement au «  timide  » qui lui, se promène à plusieurs dizaines de cm du prédécesseur, et vous fait «  bouffer  » du vent.


Ou bien, roulez en tête du peloton, ce en quoi je vous encourage très sincèrement.


Après vous, Monseigneur  !




ON L'A PAS VU DE LA COURSE


Phrase toujours dirigée vers le sprinteur de service qui vient d'ajouter une énième victoire à son palmarès.

Cette expression trouvera un écho véhément auprès de un ou deux autres frustrés du peloton mais rarement plus.


Jamais un grimpeur s'imposant dans la dernière bosse, où bien  le puncheur trompant son monde au kilomètre n'aura droit à cette algarade. Ne voit on pas les Quintana, Bardet et consorts qu'au moment de l'explication dans la dernière ascensionde col...Alors...  ??!!


En fait, ce qui fait la force et la beauté  du cyclisme c'est sa diversité. Il y a des gens qui de par leur morphologie «  passent les bosses  » ou «  ont un gros moteur  » ou encore «  sont très véloces  », «  ont un cœur  » etc... La dite-diversité permet l'organisation de courses, fait le nombre et rend les épreuves intéressantes.


Quand un organisateur veut «  spécialiser  » une épreuve il organise une course de côtes genre la polymultipliée ou bien le Tour des Alpes en Italie , le dénivelé du Ventoux récemment, ou alors des épreuves sur piste.

Dans ces dernières les sprinteurs se retrouvent entres-eux dans les courses de vitesse, les rouleurs dans la poursuite et les puncheurs dans les américaines ou scratch.


Mais toutes ces épreuves voient un nombre de participants bien plus restreint.


Mais pas la  route ou LA DIVERSITE fait loi.


Et c'est technique.


La règle est simple. Les rouleurs profitent de leur «  gros moteur  » pour créer des échappées et prendre de la distance sur les sprinteurs et grimpeurs afin de les exclure de la phase finale.


Si la course est très pentue ce sont les dits-grimpeurs qui vont user leurs adversaires afin de les distancer.


Et puis si rien n'y fait les sprinteurs entrent dans la danse.


Mais JAMAIS, au GRAND JAMAIS, un coureur ne doit se risquer dans ce qui n'est pas sa spécialité de crainte d'être écarté de tout espoir de résultat final.


JAMAIS un grimpeur chevronné au gabarit de jockey ne viendra créer des bordures ou il faut faire preuve de puissance ,

JAMAIS un sprinteur aux muscles compacts ne viendra provoquer ces derniers dans une pente à plus de 3% ,

JAMAIS un rouleur n'envisagera de venir coller son guidon à celui d'un adversaire dont le but pendant plusieurs dizaines de KMS n'a été que celui de pouvoir «  lâcher les chevaux  » dans les derniers 500, et qui se retrouve, à cet effet,  dans un état second.


Alors c'est sûr, il gagne mais «  ON NE L'A PAS VU DE LA COURSE  » .


Pas fou le gars et très pro.


Imaginez un CAVENDISH ou un CALEB EWEN, ou bien un VIVIANI qui soudain se mettrait à la planche en tête de peloton pour montrer qu'il «   a la plus grosse  » ou pour venir boucher un trou sur quelques baroudeurs en quête d'images télévisées.

RIGOLADE de la planète cycliste et certainement réprimande du directeur sportif. Chacun son rôle, chacun à sa place  .


ON LE PRENDRAIT POUR UN FOU  !


A NOTER  ; c'est quand même bizarre que seuls les sprinteurs aient droit à cette interpellation alors que personne ne leur fait de cadeau, ni les grimpeurs dans les bosses, ni les rouleurs qui tentent de les distancer.


Serait-ce parce que ce sont eux qui gagnent le plus de course  ?


Non, quand même, je ne peux croire à une réaction aussi primaire  !


En tout cas chez les pros c'est l'harmonie. Les sprinteurs on ne les critique pas on les respecte. Et même que quand les rouleurs et autres baroudeurs n'ont pu les distancer et bien ce sont d'autres rouleurs qui leur assurent le train vers la gagne. Le terme PRO trouve ici tout son sens.


Le sprinteur regarde celui qui s'envole dans les cimes avec admiration, ce dernier envie le culot et la force du premier et tous deux aimeraient fendre le vent aussi vite et aussi longtemps que le rouleur qui, ne les négligeant pas, tente de les distancer.


Cela s  'appelle le respect du métier.




C'EST UN RAT


Ce mot est une contraction argotique du mot «  rapiat  » qui veut dire «  cupide, avare et même un peu voleur  ». Ce mot vient lui même d'une référence au rongeur qui amasse ses butins et les entasse.


C'est un très vilain mot, qui sonne très mal en poésie.


Hélas il est très, très souvent utilisé dans les courses cyclistes et très très souvent à mauvais escient.


En effet, s'il faut l'utiliser, c'est à destination d'un coureur qui aurait profiter du travail des autres pour «  amasser son butin  ». A savoir un gars qui prend une échappée, ne roule pas en refusant les relais et vient coiffer tout le monde sur la ligne ou pique les primes.


Là on peut le qualifier de «  profiteur  », de «  rat  » si on est un peu moins dans l'élégance.


Si ce dernier n'ayant pu rouler s'efface lors de la phase finale IL NE DOIT PAS être considérer de la sorte.


De même, le sprinteur subi souvent cette appellation par  «  LES NULS  » car il s' est tenu au chaud dans le peloton avant de venir remporter ce sprint que grimpeurs et rouleurs n'ont pu éviter.


Le terme, là, est impropre.


En effet, notre vainqueur n'a pas profité du travail des autres il a simplement finalisé son propre ouvrage. Il n'a empêché personne de partir, ni de rouler à fond pour l'épuiser. Il s'est accroché pour être là. Il a prit le risque de voir ses adversaires s'en aller mais n'a en rien «  profité  ».


Bon, donc , en résumé, «  un rat  » c'est un gars qui veut s'intégrer à un groupe d'attaque ou de contre et qui ne participe pas au travail de l'ensemble. Cela ne l'empêchant pas de tenter de venir prendre les accessits ou victoires à ses compagnons  .


Chez les  pros il est rare qu'il y ait des «  profiteurs  », il n'y a que des «  stratèges  »  .


En effet  ;


Etc..Etc, toujours la stratégie, toujours le métier. Alors cela peut faire râler sur le coup mais chez les pros rares sont ceux qui diront «  RAT  ».


Question de culture  !





ON VA TOMBER


Expression prononcée sur un ton réprobateur et jaillissant des fins-fonds du peloton.


Généralement provoquée par un ralentissement en tête de certains coureurs, qui, les circonstances de course aidant, en profitent pour souffler un peu, les malappris  .

Cela a, comme conséquence, d'obliger tous les coureurs, les uns après les autres, à ralentir ou freiner jusqu'à l'extrémité du paquet.


La phrase est bien souvent suivie d'une réponse, également proférée de l'arrière, «  Tu n'as qu'à passer devant  ». Invitation qui ne sera, bien sûr,  jamais appliquée par l' excédé qui, de toute façon, n'a pas envie d'y passer, devant.


Pour être tout à fait honnête, certains, quand même, poussés par l'adrénaline et piqués dans leur amour-propre par la réplique cinglante,  font profiter leurs camarades d'un démarrage rageur venu du fond de ce paquet .


Démarrage qui voit le rêveur épuisé dès qu'il a rejoint la tête .


On a alors l'impression que le gars tire un braquet phénoménal et que son vélo pèse une tonne.


 Cela s  'appelle «  Un pétard mouillé  ».




IL N'Y AVAIT PAS ASSEZ DE BORNES ( OU C'ETAIT PAS ASSEZ DUR)


Souvent prononcé après les lignes d'arrivée par des coureurs arrivés dans la masse et n'ayant pu tirer leur épingle du jeu.


Phrase prononcée histoire de parler pour ne rien dire.


En effet, l' intéressé a toujours la possibilité, afin de se satisfaire, de demander sa montée dans la catégorie supérieure ou le kilométrage est plus élevé et l'opposition plus forte.


Mais jamais cela ne semble s'être produit  !!??




MOI, AVEC UN VELO COMME CA


Oui, si le gars avait un aussi beau vélo que son voisin il marcherait mieux. C'est évident.


Expression de la même famille que «  C'est pas le vélo qui fait tout  » qui dénote de la profonde incohérence qui peut sévir dans le peloton due à certains nuls.


Et le jour ou le  gars possède «  un  plus beau vélo  »  il constate que cela n'est pas plus facile pour lui.


Mais il jurera que le vélo n'a rien à y voir.


Qu'est-ce que l'on rigole.



J'AI PAS ROULE DE LA SEMAINE


Phrase souvent prononcée aux dossards par un coureur, vraiment pas chanceux, qui a aussi «  très mal dormi  » et qui bien souvent évoque une gastro persistante.


Heureusement, les esprits compatissants peuvent être rassurés dès les premiers kilomètres en s'apercevant que le gars «  récupère  » vachement vite.




TOUT CA POUR UN PANIER GARNI


Excuse balancée par un compétiteur qui n'a pu prendre l'ascendant sur ses compagnons et développe...Si  !..Si  !.. Comme un brin de jalousie.


Le même garçon se distinguera, dans d'autres conditions, en se mettant à la planche pour une prime représentée par une bouteille de vin ou un pâté régional, dont il n' aura d'ailleurs rien à faire.


Le même, c'est prouvé, se «  défoncera  » à l'entraînement avec ses copains pour passer le premier à telle ou telle pancarte. Et même pas pour un panier garni.


Mais, que voulez-vous, c'est toujours «  comme ça arrange  »





SERRE PAS


Interjection prononcée d'un ton «  autoritaire  », «  paniqué  » ou «  suppliant  » selon les conditions.


Elle est souvent prononcée par un concurrent qui, en toute inconscience, remonte allégrement le long de la bordure sans tenir compte du manque de métier qui peut affecter certains de ses compagnons de route.


D'ailleurs ce kamikaze peut être  à l'origine de chutes graves quand un coureur «  conciliant  » se déplace sur le côté provoquant cette fameuse vague à l'origine de bien des naufrages.


Par contre, quand il tombe sur un chevronné qui refuse le passage, respectant le sempiternel «  gardez vos lignes  » le gars fidèle au «  comme ça arrange  » n'en peut plus de proférer des insultes contre ce crime de lèse-majesté.




LE POIL AUX PATTES


Appelé aussi «  jambières portugaises  » les jambes poilues sont profondément rejetées par le milieu cycliste.


Elles sont considérées comme un refus de la culture de notre sport, un manque de goût évident et même, j'ose le dire, une insulte à l'ensemble du peloton.


 Genre «  Je fais ce que je veux...Faites pas ch  ...  , vos coutumes je m'en fous»


En général, la plupart de la gente pédalante fait mine de ne rien voir quand se présente cet homme de cro-magnon cycliste.


Mais ne soyons pas dupes, l' idée est faite  ! Le gars ne bénéficiera pas du droit à la différence . Il sera toujours un peu regardé avec mépris selon les uns ou compassion et ironie selon les autres.


Çà murmurera dans son dos  !


L' adepte des  «  jambes poilues  » rejoint au musée des «  pinpins du vélo  » celui qui se présente au départ avec la trousse à outils sous la selle ou qui met les bouchons de valves sur ses chambres à air, ou bien une bonne grosse casquette sous le casque... Etc...


J'en ai connu beaucoup qui arrivaient ainsi.  Heureusement, la plupart de ces garçons , dès qu'ils avaient reçu l'information rectifiaient le tir, prouvant par leur intelligence, leur désir de faire partie de la famille.


A NOTER  : beaucoup d'anciens se rappellent encore de Bernard HINAULT, en fin d e carrière, se présentant à un cyclo-cross exhibition d'adieu,  les jambes pas rasées.


La presse ne l'avait pas loupé  !


Normal il prouvait par là qu'il n'en avait plus rien à faire et tout le monde du cyclisme s'était senti vexé .


C'est tellement plus esthétique des jambes lisses et cela on le doit aux cyclistes qui ont été novateurs dans ce domaine.


Aujourd’hui les athlètes pédestres de stade sont rasés pour la plupart, les nageurs bien sûr , et même...Pas mal de footballeurs.




L'EVENTAIL


Cheval de bataille des formateurs, l'éventail est au cyclisme ce que le solfège est à un musicien.


Certains l'utilisent après l'avoir étudié, d'autres le pratiquent d'instinct... Et d'autres croyant faire de la musique, ne sortent qu' une cacophonie.


L'éventail fréquente régulièrement ses petites cousines, les colonnes montantes et descendantes.


Les colonnes c'est quand vous voyez les pros en échappée qui boivent un coup ou mangent tranquillement un gel alors qu'ils roulent à plus de 40 dans le vent.


Cela paraît si facile qu' il serait intéressant de savoir combien se sont posés la question du pourquoi..  ?


Je ne m'attarderai pas ici sur le côté technique et pédagogique du sujet, je préfère vous renvoyer à vos responsables d'entraînement.


Mais j'ai à cœur de dire à mes amis LES NULS «  penchez-vous sur la question et nos courses seront bien plus intéressantes  ».


Regardez simplement les pros à la télé et admirez la façon dont ils s'organisent quand le vent est trois quart face. Soyez attentifs à la façon dont ces derniers se mobilisent lorsqu'ils sont pris dans une cassure  .


On reforme un éventail et ça rentre...  !


Chez les nuls lorsqu'une cassure se produit on voit des gars dans tous les sens qui essayent de rentrer tous seuls, la bave aux lèvres, au lieu de se tourner vers les coureurs qui se sont fait piéger avec eux pour unir les forces.


Un coureur qui s'est fait larguer, que ce soit à la pédale ou sur une cassure, s'il ne revient pas en quelques dizaines de mètres il ne pourra pas le faire seul. Ou très, très rarement.


Également lorsque ça veut chasser sur une échappée, il n'est pas rare de voir le gars de tête flirter avec la bordure opposée à l'arrivée du vent.

De quoi ne pas avoir envie de se mêler à l'affaire et rester bien au chaud dans le paquet.


Consultez vos responsables d'entraînement, LES NULS, il y a urgence.


Dans une course de début de saison, LONGUEVILLE pour tout dire, il y avait un fort vent et les cassures étaient nombreuses. J'en avais pâti et me retrouvais à environ 100m du maigre peloton.


Bonheur, je vois deux types qui craquent en queue de paquet, l'un des deux ayant eu un coup de flou et entraînant son compagnon dans sa dérive.


Je les  rattrape et me dis «  Super, on va rouler ensemble pour revenir  » .


Me sentant à leurs côtés les types accélèrent pour que je ne puisse pas les dépasser.

On aurait dit que j'allais leur dérober quelque chose.


Moralité, on est resté là tous les trois et ma culture en a encore prit un coup.


En résumé, regardez bien les pros. Avec les vues d'hélicoptère c'est un vrai bonheur.


Et puis, peut être que grâce à ça je pourrai avant de raccrocher définitivement connaître la joie de voir un éventail s'organiser chez LES NULS  .


Cela me rappellera ma jeunesse.


Mais il ne faut pas trop en demander  ! (SOUPIR....!)



Ajout au 29.07.2019




ILS SONT PAS LOIN


Phrase ô combien redoutée que beaucoup d'entres-nous ont eu le triste privilège de subir.


Ces mots sont bien souvent prononcés par un spectateur ou dirigeant qui ne nous veut que du bien.


Mais si ce dernier pouvait être à la place du malheureux lâché qui l'entend il saurait que les mots exacts qui arrivent à son cerveau (en passant par la brûlure de ses jambes) sont :

" Ils sont plus loin que tout à l'heure mais encore très près par rapport à dans pas longtemps"



Dès que je bouge ILS VIENNENT TOUS ME CHERCHER


Phrase similaire, "j'ai tout le monde sur le porte-bagage".


Expression souvent entendue (et prononcée) par les grands rêveurs que nous sommes. Sa traduction en langage "non NUL" est:


"Je n'ai pas réussi à faire le trou et à former une échappée"


En effet, reconnaissons que le propre des adversaires c'est de faire la course et de sauter "sur tout ce qui bouge".


Mais pauvres humains que nous sommes, naturellement paranoiaques, nous avons l'impression que ce sort n'est destiné qu'à nous.


Phrase complémentaire : Ils viennent me chercher et après ils ne veulent plus rouler





A suivre......(Peut être)



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